Tout
le dessin de mon ciel s’efface
dans la nuit où cri le loup
nul ennui
murmure l’amour
un instant m’enlace
flatte
la dame de velours
Rien
ta lune irradie une menace
du jour le plus fou
je souris
à chaque détour
l’attente m’agace
au quotidien
mon âme se déplie dès ton
retour
Nous
une nature fugace
fraîcheur d’une nuit
d’août
je me fuis
chaque moment de toujours
une dédicace
mienne, tienne
une rencontre dans le détour
Fou
les idées farfelues se chassent
et je cherche où
Vénus et Mars s’initie
du bruit au son sourd
le temps se déplace
sur un calendrier libre de
dates
j’attends l’ardeur
de mon vautour
Tout m’enfourne
rien ne me glace
tout me pourchasse
le 16 août 2007
Ancrage
Figures sous-jacentes
la venue de multiples visages
une lente procession de bandes
avec leur simple écho
flirt un peu mon adage
et j’écoute en stéréo
hantée par le remue-ménage
Je sais
que la file forme une descente
J’admets
chercher l’imparfait,
le double de mon ego
J’entonne le célibat sillage
d’amante,
d’étoile filante
Censures discrètes
me tiennent au chaud
dans mes courbes imparfaites
car l’éternel solo
se rapproche de son arrimage
Veroflame, le 30 janvier 2007
Copyright ©2007 Johanne Farmer
Le Poête
Le fou du village,
le troubadour
avec son pas lourd
Un oiseau rare,
il préfère la marge
dans le long, dans le large
À coup de profondeur d’âme
il perfore
les limites de la folie
où la nuit
empiète sur le jour
Être mitoyen,
il s’enlise dans les plis
d’une terre de fourmis
Alors que son cœur
adore
contempler au bas étage
comme un sage
le travail de l’amour
À soulever les mots,
l’inexprimable effleure sa peau,
se coince sous l’écorce de son arbre
Il s’abreuve du manque d’eau
et retourne dans sa mansarde
à la moindre boutade
Veroflame, le 20 mars 2007
Copyright ©2007 Johanne Farmer
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Everything
The picture of my sky obliterates
in the night where the wolf cries
no boredom lies,
murmurs matters of love
an instant weaves me, mate
flatters the velvet lady
Nothing
in your moon irradiates a threat
of a crazy day
I smile at every burn
expectation annoys me
each day lets
our souls unfold in turn
Us
a fugacious nature
in the dampness of an August night
I flee myself
our moment always a sight,
a dedication
holding this encounter in the detour
Crazy
the harebrained ideas hunt
Venus and Mars initiate new measures
noise to a deaf sound
time moves on, blunt
unto a calendar free of dates
and I await the fervour of my vulture
Everything delivers me
nothing freezes me
all is pursuit
le 18 août 2007
Anchorage
Inherent
figures
come
from multiples faces
a
slow procession of bands
with
their simple echo
flirt
on the slopes of old adage
and
I listen in stereo
haunted
by their upheaval
I
know
that
this line descends
I
admit
searching
in the imperfect
my
twin ego
I
strike up on life
and
awake lover
for
too long a solo,
a
shooting star, a loner
I
bind in discreet bodies
and
linger
along
my eternal bends
until
I discover new anchorage
Copyright ©2007 Johanne Farmer
THE POET
The town’s fool,
walks as troubadour
and chores a heavy stool
This rare bird
rebounds on borders,
long ones, wide ones cut in dirt
In his blowing depth
his soul bleeds in dismay
all limits of madness
when night overlaps day
To raise the unspoken
the inexpressible skims his skin
and cleaves him under the bark of a tree
A dreamer, he deters
the earth pleats of thousand ants
while his heart flutters
to contemplate
so much further
as a wise one, without debate
the works of abundant love
He drank the bottomless water
and returned towards his mansard
with little less witticism to harbour
He’s the unknown poet,
your neighbour
The one you’ve never met
Copyright ©2007 Johanne Farmer
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